En Inde, il faut se méfier de tout!
On peut attraper la dengue,toute une variété d'hépatites, le SIDA,l'encéphalite japonaise, la malaria, la rage, la tuberculose, la typhoïde, la tourista, la dysenterie, des morsures d'insectes, des coups de soleil, la déshydratation, des coups de chaleur...
hépatite A: vaccination recommandée/ hépatite B: vaccination recommandée/ méningites A et C: vaccination recommandée dans le Nord /rage: vaccination recommandée/tétanos-poliomyélite: vaccination recommandée /typhoïde: vaccination recommandée
Il s'agit donc: 1) d'être en ordre de vaccination 2) de se protéger des moustiques
1) En ce qui concerne les vaccins..ai pris Rdv chez un toubib spécialisé en maladie tropicale. On commence par une prise de sang. Check up général. Ok pr le chek up: résultats impeccables, je suis clean. Couvert pr l'hépatite A.
Vaccins effectués:
Phil: TETANOS -DYPHTERIE-POLIO (Rivaxis): 31 mai 2006
FIEVRE THYPHOIDE (Typhim): 31 mai 2006
HEPATITE A + B (TWINRIX adulte): 31 mai 2006. Rappel hép B (Engeryx adulte fait fin juin)
Scott: DYPHTERIE -TENANOS- POLIO- COQUELUCHE (Tetravac): 22 juillet 2002 (couvert jusqu'en 2012)
MENINGITE (Meningitec): 22 juillet 2002
FIEVRE THYPHOIDE (Thyphim): 31 mai 2006
HEPATITE A + B (TWINRIX enfants): 31 mai 2006. Rappel fait fin juin
2)En ce qui concerne les moustiques...(voir photo!) ..évidemment en inde par 35°, pas évident..
Bon ai qd même acheté une moustiquaire deux personnes. Ai lu qq part que cela ne servait à rien vu le manque d'ancrage aux plafonds dans les chambres pour l'accrocher. On se débrouillera avec de la corde..et les pales des ventilateurs..
Lutte anti-moustique (encore appelée Lutte anti-vectorielle).
Le moustique transmet le paludisme, la dengue et la fièvre jaune, qui sont responsables de plusieurs millions de décès et de centaines de millions de cas par an, à travers le monde.
1) Le paludisme est transmis par la piqûre du moustique de l'espèce "anophèle". Seule la femelle pique et est infestante. Il faut noter que l'anophèle représente une espèce parmi les nombreuses espèces de moustiques existantes : culex (vecteur de l'encéphalite japonaise), aedes (vecteur de la Fièvre Jaune), phlébotomes (vecteur de la Leishmaniose)...
Les moustiques prolifèrent sous les climats chauds et humides des pays tropicaux, telle que la thaïlande. Ils se reproduisent dans l'eau ou près de l'eau, dans les zones marécageuses et notamment dans les mares, les étangs et les flaques d'eau mais aussi dans tout récipient contenant de l'eau propre. L'anophèle n'aime pas l'eau sale et polluée (hydrocarbures ou matières organiques). C'est pour cette raison qu'elle se rencontre rarement dans les grandes villes.
Le parasite du paludisme se trouve dans la salive du moustique Anophèle femelle. L'homme est le réservoir du parasite. Pour qu'il y ait transmission, il faut un réservoir, l'homme impaludé, un vecteur, l'anophèle et une température extérieure de plus de 18° C. Il faut également une altitude inférieure à 1000 m
Cycle du parasite :
Lorsque le moustique porteur du Plasmodium pique un être humain, il injecte le parasite, contenu dans sa salive, dans le sang de cette personne. Le parasite va ensuite envahir le foie avant de se multiplier dans les globules rouges qui vont finir par éclater tous en même temps. A ce stade, l'hôte aura une forte fièvre due au choc provoqué par l'éclatement des globules rouges. Cela peut entraîner des lésions importantes, en particulier au niveau du cerveau (paludisme cérébral ou neuropaludisme ou accès pernicieux). Arrivé à ce stade, le traitement est urgent car le pronostic vital est en jeu.
La connaissance fine du cycle du parasite permet de comprendre la clinique ainsi que la prophylaxie médicamenteuse. Voici ce qui se passe après la piqûre :
Cycle
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Durée
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Symptomatologie
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Passage dans la circulation sanguine
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30 minutes
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Phase asymptomatique
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Cycle dans le foie
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7 jours à 3 mois pour PF Jusqu'à 20 ans pour PV
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Cycle dans le globule rouge
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Quelques jours
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Eclatement du globule rouge
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Quelques heures
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Apparition des symptômes
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Pour P. Vivax et P.Ovale, il existe pour le parasite la possibilité de rester au repos dans le foie, ceci pendant plusieurs mois voir plusieurs années. Ceci explique les accès palustres décrits parfois plusieurs années après un retour de zone d'endémie .
Attention : Il n'est pas possible de faire le diagnostic de paludisme durant la phase hépatique (lorsque le parasite est dans le foie).
Attention : Les antimalariques ne sont pas efficaces durant la phase hépatique. C'est pour cette raison qu'il est nécessaire de poursuivre la chimioprophylaxie durant 1 mois après le retour d'une zone à risque (durée maximale de la phase asymptomatique pour Plasmodium Falciparum).
Clinique
La période minimale d'incubation du paludisme, c'est-à-dire le temps entre la piqûre du moustique infecté et le premier symptôme de la maladie, est de 7 jours environ. Mais elle peut être beaucoup plus longue en fonction des espèces (20 jours environ à plusieurs mois). Parmi les symptômes du paludisme, on peut trouver :
la fièvre qui peut être modérée ou forte d'emblée,
des frissons,
des sueurs,
des troubles digestifs (nausées, vomissements, perte de l'appétit et même diarrhée),
des maux de tête,
des courbatures.
En fait, ces symptômes ne sont pas spécifiques au paludisme et peuvent ressembler à ceux d'une grippe banale.
GRIPPE = PENSEZ PALUDISME !
Si vous ne vous faites pas soigner dès le début, les symptômes suivants pourront apparaître : symptômes neurologiques tels que coma et crises d'épilepsie (paludisme cérébral), anémie sévère , problèmes rénaux, œdème pulmonaire, état de choc suivi de la mort.
Malheureusement, un paludisme grave peut s'instaurer dès les premières heures après le début des symptômes. D'où l'importance de la prophylaxie Il n'existe pas, à l'heure actuelle, de vaccin efficace contre cette maladie. De nombreuses études sont en cours, mais sans résultats pour l'instant
Les résistances du paludisme aux médicaments antipaludéens augmentent constamment. Les médicaments préventifs sont très utiles, mais ne protègent pas à 100 %. C'est pourquoi la prophylaxie antipalustre repose sur une stratégie globale de lutte contre le vecteur (le moustique) et contre le parasite lui-même par la prise de médicament.
2) La dengue est une maladie infectieuse aiguë, causée par un virus. C'est une arbovirose, c'est à dire une maladie transmise par un arthropode (ici un moustique aedes). Il existe plus de 400 arbovirus recensés actuellement, dont les plus connus sont les virus de la Fièvre Jaune et de la Dengue. Cette maladie est extrêmement répandue en zones intertropicales. Elle est habituellement bénigne mais ses formes hémorragiques peuvent être redoutables. Il existe 4 variantes du virus qui malheureusement ne provoquent pas d'immunité croisée : il est donc possible de faire une dengue 1 et quelques mois après une dengue 2 par exemple. L'homme malade représente le réservoir de la maladie.
Clinique
L'incubation de la maladie est d'environ une semaine. Le tableau clinique évoque celui de la grippe : le début des symptômes est brutal avec une forte fièvre, des frissons, des céphalées (maux de tête) avec douleurs rétro-orbitaires assez caractéristiques, des myalgies (douleurs musculaires) et des polyarthralgies (douleurs de plusieurs articulations), avec en plus parfois des signes digestifs. En Thaïlande, ce tableau clinique doit aussi faire penser au paludisme. Au bout de quelques jours, le tableau clinique s'estompe, avec parfois un petit rebond symptomatique vers le 6 ou 7e jour. Puis quelques jours après ,la guérison s'amorce mais le patient restera asthénique pendant plusieurs semaines.
Il existe des formes atténuées de la maladie, avec uniquement de la fièvre.
Il existe aussi des formes graves, relativement rares, de la maladie : la dengue hémorragique. Après un début classique, le malade s'aggrave brusquement vers le 3 ou 4e jour, avec apparition de purpura (tâche violettes sur la peau) et d'hémorragies digestives ou nasales. A ce stade, le malade peut soit évoluer vers la guérison rapide, soit vers l'aggravation et l'état de choc par diminution de la masse sanguine (les pertes par saignements peuvent être importantes). La mort survient alors dans 10 p. cent des cas.
Diagnostic
Le diagnostic clinique de la maladie est difficile, surtout devant la forme classique pseudogrippale. Il est pratiquement impossible de différencier cliniquement une dengue des autres arboviroses, mais aussi des autres fièvres tropicale telles que le paludisme ou même une authentique grippe, qui n'épargne pas les zones intertropicales chaudes comme certains pourraient le penser.
La dengue hémorragique pourra quant à elle être confondue avec une affection à méningocoque.
Le diagnostic positif paraclinique repose sur la sérologie par recherche d'anticorps dans le sang. Il ne doit pas être entrepris trop précocement sous peine d'être négatif. Il faut en effet environ une semaine pour que les anticorps apparaissent dans le sang du patient. Il n'a de toute façon qu'un intérêt épidémiologique.
Il est également possible de faire un diagnostic par isolement du virus. Celui-ci est intéressant au début de la maladie, quand la sérologie est encore négative.
Traitement
Il est uniquement symptomatique. Il n'y a pas actuellement de traitement spécifique pour cette maladie, ni de vaccination disponible. D'où l'importance de la lutte anti-moustiques (lutte anti-vectorielle), afin de tenter d'éliminer ou du moins de réduire en nombre le vecteur de cette maladie.
LA LUTTE !
A L'INTERIEUR
Il faut lutter par tous les moyens possibles contre le vecteur, le moustique. Pour cela, il faut :
- Éradiquer les gîtes larvaires autour des villas d'habitation : il faut autant que possible supprimer toutes collections d'eau stagnante : vieux pneus, flaques d'eau, pots de fleurs... Les collections d'eau qui ne peuvent pas être supprimées pour des raisons techniques doivent être traitées (épandage de produit de type ABATE ® à la dose de 10 mg par m3 d'eau à traiter). Il faut recouvrir tout réservoir, vase ou puits contenant de l'eau afin de réduire les lieux de reproduction d'insectes ou sinon il faut changer l'eau toutes les 24 heures. En réduisant les lieux de reproduction d'insectes, on diminue le nombre d'insectes, donc on diminue les risques de maladie ;
- Débroussailler et faucher les hautes herbes dans un rayon de 400 m autour des lieux de vie ;
- Garder les portes et les fenêtres toujours fermées ;
- Mettre des grillages fins aux fenêtres (moustiquaires) et s'assurer régulièrement qu'il n'y a aucun trou. Les bouches d'aération et de ventilation doivent aussi être grillagées. La climatisation est très efficace car le froid ralentit l'activité et la reproduction des insectes ;
- Utiliser des diffuseurs électriques : ils protègent une chambre pendant 45 nuits (8 à 10 heures par nuit) en diffusant régulièrement un insecticide inoffensif (alléthrine ou pyréthroide). Les spirales insecticides à combustion lente assurent également une bonne protection et tuent les insectes. Elles peuvent être utilisées sous une véranda ou dans une pièce aérée. Elles protègent pendant 6 à 8 heures.
- Utiliser la moustiquaire chimiquement imprégnée : c'est de loin la protection la plus facile, la moins chère et la plus efficace contre les insectes. C'est une protection aussi efficace à l'intérieur qu'à l'extérieur de la maison. Elle doit toujours être utilisée même lorsque le climatiseur est en marche. Elle doit être imprégnée deux fois par an à la perméthrine ou à la deltaméthrine (K-OTHRINE ®), qui sont d'excellents insecticides (voir technique d'imprégnation). Afin de la garder en bon état, dans la journée elle doit toujours être maintenue attachée. Pour un maximum de protection, assurez-vous qu'elle ne soit pas déchirée ou trouée et n'oubliez pas de rabattre les bords sous le matelas. L'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide réduit de 70 % le risque de transmission du paludisme dans une région où le paludisme est endémique. C'est idéal pour protéger les jeunes enfants et les femmes enceintes qui ne peuvent pas toujours utiliser les autres mesures contre le paludisme.
- Utiliser les bombes insecticides type NEOCIDE ® BAYGON ® ou CATCH ®: elles offrent une protection de très courte durée, juste quelques minutes après leur pulvérisation mais elles sont utiles, par exemple, avant d'entrer dans une pièce, ou avant d'aller dormir pour tuer tout insecte ayant pu pénétrer dans la pièce pendant la journée. Elles complètent l'action rémanente des diffuseurs d'insecticide électriques.
Les mesures suivantes ne sont pas très efficaces dans la lutte contre les insectes :
- Les ultrasons : Ils n'ont aucune efficacité prouvée contre les moustiques.
- La citronnelle : malgré sa bonne réputation comme répulsif, elle est très faiblement efficace.
- Les lampes à ultraviolets : Elles peuvent tuer beaucoup d'insectes (papillons, mouches, moucherons, etc.) mais pas toujours ceux qui transmettent des maladies...
A l'EXTERIEUR
Les moustiques qui transmettent le paludisme se nourrissent la nuit (du crépuscule à l'aube). Il faut donc utiliser exclusivement des hamacs avec moustiquaire, qui doivent être traités tous les 6 mois ou après chaque lavage, par K-OTHRINE ® (voir technique d'imprégnation).
Il faut traiter par pulvérisation les vêtements avec un produit de type INSECT ÉCRAN Vêtements ® à 3,2 % de perméthrine. Renouveler l'opération tous les 8 lavages ou les 2 mois.
Utilisation dès la tombée du jour de vêtements protecteurs adaptés : chemise à manches longues, pantalons à la place du short, chaussures fermées. Éviter les vêtements de couleur sombre qui attirent les moustiques.
Utilisation de répulsifs sur toutes les zones non protégées (mains, poignets, visage). Les plus efficaces contiennent du DEET à la concentration de 50 % (par exemple INSECT ÉCRAN PEAU ADULTE ®). Ceux-ci protègent de 2 à 6 heures suivant la nature des produits utilisés. Après la douche, ou après transpiration, il est nécessaire d'appliquer à nouveau du produit. N'oubliez pas que les produits répulsifs sont efficaces contre les moustiques mais aussi contre les mouches, les puces, les tiques, les fourmis et d'autres insectes. Les produits à base de DEET conviennent pour les adultes et les enfants de plus de 10 ans. Ils sont contre-indiqués chez la femme enceinte. Pour les enfants à partir d'un an et avant 10 ans, utiliser par exemple un produit tel que INSECT ÉCRAN PEAU ENFANTS ®.
Ces produits se présentent sous forme de sticks, de crème, en liquide et en vaporisateur. Ils ne doivent pas être appliqués sur des peaux irritées ou des plaies ouvertes. Il faut éviter le contact avec les yeux. Ils ne doivent être ni avalés, ni inhalés. Il faut toujours les appliquer en couches fines.
Enfin, il faut limiter les activités à l'extérieur dès le coucher du soleil. Le café autour d'un feu de camp pour très convivial qu'il soit doit être proscrit ! Dès la tombée du jour, rentrez dans le hamac, fermez la moustiquaire et bonne nuit !
Trousse de voyage :
1) Spray pour imprégner les vêtements. Bio vectrol à la Perméthrine.
2) Spray Deet 40% pour peau (Phil et Scott)
3) 2 Lotions Deet 50% pour peau (Phil)
4) Roller Deet 20% pour peau (Scott)
5) Spray insecticide pour chambre
6) Diffuseur insecticide électrique (+ tablettes)
7) Spirales insecticides (+ briquet)
8) Moustiquaire imprégnée Perméthrine (prévoir matériel d'attache : cordes, qq clous, fixations)
9) Prophylaxie du paludisme